un lieu à soi

Le blog c’est un peu notre maison, c’était important d’y installer la cabane que j’ai imaginée dans le cadre du challenge créatif lancé en janvier sur Instagram par Héléna Zaïchik : un espace miniature dans une valisette. C’est le thème qui a retenu mon attention, ma « safe place ». J’ai tout de suite pensé à Une chambre à soi, ou plutôt un lieu à soi, il y a donc forcément un peu de Virginia Woolf dans ma safe place, inspirée par sa cabane d’écriture au fond du jardin de Monk’s house, que j’ai eu le bonheur de découvrir il y a deux ans.

Ma Safe place c’est cet endroit rêvé, un endroit où lire, où écrire, où dessiner. Un endroit où ne rien faire parfois. J’ai convoqué les souvenirs de ma chambre d’enfance, aménagée sous les combles d’une bicoque de bord de mer. On y accédait par une échelle de meunier, seule une enfant pouvait y tenir debout.

Il fallait une Bow window/serre/véranda. Les bow windows comme les serres m’ont toujours fascinée, dans les villes que je découvre en voyage le jardin botanique avec serre fait partie de mes incontournables. Et un bureau, plus directement inspiré par la cabane de Virginia. Avec sa bibliothèque aux livres recouverts de papiers à motifs, parce qu’il y a fort longtemps j’ai eu le projet de recouvrir tous les livres de ma bibliothèque, je ne suis pas allée au bout, mais j’ai découvert en visitant Monk’s house que Virginia Woolf avait elle-même recouvert ses livres de papiers peints, elle pratiquait cela comme une forme de méditation. Un bureau c’est une pièce que je n’ai jamais possédée, et peut-être que ça me consolera du départ d’une de mes filles de la maison, j’aurais un bureau, a room of one’s own.

Pour réaliser ma safe place j’ai décidé de ne rien acheter, hormis la valisette : le moindre bout de tissu ou de carton prend tout à coup une grande valeur. Alors oui on la chance d’avoir pas mal de jolis papiers, piochés dans nos pochettes d’origamis, et dans notre livre Papiers Créatifs. Tous les meubles sont fabriqués dans du carton récupéré, une fois gainé avec du papier il devient bien solide.

Pour le tapis j’ai récupéré un morceau de lin que j’ai brodé amoureusement au point de chainette, ça fait son petit effet !
Le lit : une chute de carton avec quatre perles en bois, un matelas en carton gainé de papier, la Couette est coupée dans notre tissu Indian bird


Le temps que je me suis accordée pour concevoir ce refuge, ces heures passées à créer ces objets miniatures, ces instants où je pouvais m’abstraire du monde pour fabriquer un objet gratuit, c’est à dire sans penser à le rentabiliser d’une quelconque manière, c’était ça aussi ma « safe place ».

Caroline

2 thoughts on “un lieu à soi

  • 15 avril 2024 at 7h25
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    Je suis cette création avec une admiration et excitation renouvelée. Je ne m’en lasse pas. Les détails sont hallucinants de beauté et d’inventivité. Le top avec les photos c’est qu’on peut agrandir et profiter encore mieux. Pour moi c’est tout bonnement incroyable. S’agit-il d’une petite valise comme celles de jeu des enfants ? J’aimerais une photo de la valisette à côté d’une main par exemple pour m’assurer de sa taille, tant l’entreprise me paraît impossible. Merci pour l’enchantement que cette œuvre m’a procuré et me procure.

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    • 16 avril 2024 at 17h14
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      Oh merci Anne, on va tenter de la faire cette photo façon Alice 😉

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