les cake toppers
Avril, il y a 14 ans.
Je me demande s’il faut avoir eu un ventre gros au point que les enfants au square veuillent savoir combien de bébés il y avait dedans, et que les dames dans la rue demandent confirmation de l’attente de jumeaux (non) pour se souvenir combien ce mois d’avril-là était radieux. Souvent allongée dans l’herbe (du square) dès ces premiers jours, j’attendais – très épanouie donc – une petite fleur qui finalement m’a cueillie bien plus que l’inverse.
Depuis, à chaque mois d’avril, en son honneur, je m’exerce à faire pousser des fleurs sur des gâteaux.
Celles de cette année m’ont été inspirées par un motif Mini Labo, dans lequel j’ai cru reconnaître des passiflores, des anémones et des têtes de pavot. Céline et Caroline n’ont pas voulu briser l’élan de mon drôle de bouquet… que voici !
Matériel
- Livre Origami Thérapie Forêts enchantées,
- Quelques feuilles de papier uni souple et résistant type « washi »,
- Pics brochettes en bois,
- Cure-dents,
- Perles en bois de diamètre 2 mm (pour les fleurettes montées sur cure-dents) et 3 mm (pour les fleurs montées sur pics brochettes),
- Des ciseaux de précision,
- De la colle, idéalement à prise immédiate.
(Par exemple : Cleotoo Prise puissante et immédiate, une colle bricolage tous supports française.)
De manière facultative :
- Un petit morceau de papier aluminium (L’emballage d’une tablette de chocolat fait très bien l’affaire.),
- De l’aquarelle de couleur violette,
- Une cartouche d’encre ou tout objet cylindre de petit diamètre (crayon, pic brochette…).

Préparation des gabarits.
Imprimer et découper les gabarits. Eventuellement, pour faciliter leur manipulation, les coller, avant de les découper, sur du carton léger (type emballage alimentaire).

La passiflore
Reporter le gabarit n°2 sur un papier uni clair. Avec une aquarelle violette, ombrer sur 1 cm environ le pourtour du disque obtenu. Couper la pièce une fois sèche.
Pour rappeler les couleurs de la passiflore (ou pas !) :
Reporter le gabarit n°1 sur une feuille de papier imprimé à fond vert clair.
Reporter le gabarit n°3 sur une feuille de papier jaune.
Reporter le gabarit n°4 sur une feuille de papier imprimé à fond violet foncé.
Couper les trois pièces. Eventuellement, mettre en forme, en les enroulant sur eux-mêmes autour par exemple d’une cartouche d’encre, les pétales de la pièce correspondant au gabarit n°1.
Franger le disque aquarellé. Ebouriffer les franges.

Superposer, avec un point de colle en leur centre, les pièces découpées dans l’ordre de leurs gabarits, de 1 à 4. Quand la colle est sèche, plier vers l’intérieur (puis éventuellement recourber vers l’extérieur en les enroulant autour d’une cartouche d’encre) les extrémités des pièces correspondant aux gabarits n°3 et n°4 pour former des pistils.
Avec l’extrémité pointue d’un pic brochette, percer le centre de la pièce obtenue. Couper le pic à la taille désirée, le glisser au travers du trou extrémité pointue « en bas » (pour que la fleur puisse être piquée dans le gâteau). Déposer un point de colle à la base de la fleur. Enfiler une perle de 3 mm de diamètre.
Coller une autre perle de 3 mm de diamètre sur le dessus de la fleur. Reporter les gabarits des feuilles sur une feuille de papier imprimé au fond vert, plié en deux. Couper. Encoller les « feuilles » deux à deux autour du pic brochette. Une fois les feuilles sèches, couper l’éventuel excédent de papier à leur base .

La tête de pavot.
Reporter les gabarits n°1 et 2 sur le même papier. Percer le centre de la grande pièce à l’aide de l’extrémité pointue d’un pic brochette. Ramener vers le centre de la pièce les 6 « pétales ». Leurs extrémités libres assemblées doivent former un disque superposable au centre de la pièce.
Encoller le disque correspondant au gabarit n°2, s’en servir pour maintenir ensemble les 6 « pétales ».
Couper le pic brochette à la taille désirée. Le glisser par le trou réalisé précédemment, extrémité pointue « en bas ». Déposer un point de colle à la base de la fleur. Enfiler une perle de diamètre 3 mm à l’extrémité pointue du pic, jusqu’au point de colle.
Plier une feuille de papier vert en deux. Au pli, reporter le gabarit de la feuille. Couper. Coller la pièce envers contre envers, pli contre la tige.

L’anémone.
Reporter le gabarit n°1 deux fois, dans le même papier ou dans deux papiers différents. Couper. Ourler les pétales vers l’intérieur avec par exemple une cartouche d’encre.
Avec un point de colle au centre, assembler les deux pièces en décalant leurs pétales. Percer la pièce obtenue en son milieu avec l’extrémité pointue d’un pic brochette. Former une petite boule avec le papier aluminium (à défaut, avec un peu de papier). Couper dans une des feuilles de papier imprimé une bande de 1,5 cm de largeur. Avec les ciseaux de précision, la franger sur 1 cm.
Recouvrir la boule de papier aluminium du même papier que la bande frangée. Encoller la bande le long de sa longueur non frangée et l’enrouler autour de la boule. Couper le pic à la taille désirée, le glisser au travers du trou extrémité pointue « en bas ».



Du côté non pointu, au cœur des pétales, coller la boule à franges. Déposer un point de colle à la base de la fleur.
Enfiler une perle de diamètre 3 mm à l’extrémité pointue du pic, jusqu’au point de colle.
Plier une feuille de papier vert en deux. Au pli, reporter le gabarit de la feuille. Couper. Coller la pièce envers contre envers, pli contre la tige. Répéter une seconde fois si souhaité.

Les fleurettes.
Le principe est le même que celui de l’anémone, appliqué à un cure-dent, avec une perle de 2 mm de diamètre en guise de cœur. La perle à la base des pétales n’est ici pas nécessaire. Les doubles feuilles sont coupées dans une feuille de papier pliée en deux, et collées deux à deux autour du cure-dent. Un petit brin de verdure supplémentaire peut aussi être réalisé de cette manière.

L’oiseau.
Couper le gabarit dans une feuille de papier pliée. Coller les deux pièces de part et d’autre de deux cure-dents (pour figurer de petites pattes). Un ventre en papier imprimé, coupé de la même façon, peut-être ajouté sur chaque face, ainsi qu’un petit bec.



Géraldine, La princesse au pois chiche



Bon…j’adore évidemment !! Et il va falloir que je l’ajoute à ma todolist qui commence à être très très longue 😉
Merci beaucoup Géraldine pour cette poésie permanente qui met du sourire partout !!