Federico, la poupée et le chat qui aimait la mer…

C’est l’été. Du fin fond de ma semi-torpeur parisienne, entre deux valises, je passe à l’atelier prendre le courrier et expédier les affaires courantes lorsque je tombe sur un message, un appel au secours d’un fan espagnol. Il s’appelle Federico et est à la recherche d’une poupée de nos créations. Il a écumé tous les sites listés sur le nôtre pour tenter de la retrouver, en vain. Rupture de stock générale. Il m’écrit qu’elle devait être un cadeau spécial pour sa femme qui l’a aimé dès qu’elle l’a vue (la poupée, pas Federico) par hasard, il y a quelque temps de cela… Aujourd’hui, il est désespéré, il ne sait que faire pour l’obtenir et nous implore de l’aider.

Heureusement, à la faveur de notre changement d’atelier en juin dernier, nous avons retrouvé dans un carton plusieurs précieuses poupées que nous avons envoyées à l’une de nos anciennes boutiques chéries, qui fut ravie de pouvoir satisfaire à son tour ses clientes retardataires. J’envoie donc aussitôt une réponse à Federico avec le lien vers la boutique en ligne qui possède le dernier stock de poupées Nina. Quel bonheur de pouvoir sauver des situations désespérées…

Et voilà qu’en me promenant sur la boutique en question, je tombe sur l’accessoire indispensable de l’été : les soques -pattes de chat ! Sous la marque Kiko, la créatrice japonaise Kaz Shiomi résume dans cet objet toute la poésie et l’humour de l’esthétique japonaise. Imaginez les conversations des promeneurs découvrant ces empreintes, déplorant la rareté des chats sur la plage, qui probablement préfèrent la campagne à  la mer, car c’est bien connu ils n’aiment pas l’eau, encore moins salée…

Cette image m’inspire illico un haïku (petit poème court évoquant à travers une saison, l’évanescence des choses) …

coussinets de chat

disparaissent dans les vagues

au loin un chalut

Si, vous aussi, vous sentez inspirés, vos haïkus sont les bienvenus …

2 thoughts on “Federico, la poupée et le chat qui aimait la mer…

  • 2 août 2011 at 19h58
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    « cortinas de seda
    o vento entra
    sem pedir licença »
    du brésilien Paulo Leminski

    silk curtains
    the wind comes in
    without asking

    rideaux en soie
    le vent entre
    sans permission

    Reply
  • 10 août 2011 at 14h58
    Permalink

    Un très joli haïku en trois langues, merci Obacutecat !

    Reply

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